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Mardi 12 septembre 2006
Bonjour,

Allez, on y retourne, étant donné que c'est vraiment la fin cette foi (le "ouf!" même étouffé que je viens d'entendre, virtuellement parlant, que ça ne se reproduise pas hein? Sinon, pour la peine, je vous balance le livret en VO et qui sera le plus embêté? Mmmm?)



LOHENGRIN - ACTE III - Scène 3 -

On a quitté une chambre nuptiale ressemblant plutôt à un ring qu'à un séjour idyllique, avec une Elsa dans les vapes (et physiquement cette fois, pas que neuronalement parlant), un Frédo en très mauvaise santé, puisque mort (d'une dose excessive d'acier non dilué), et un Lohengrin très "colère" après tout ce bazar.

Troisième et dernière scène donc, se passant aux bords de l'Escaut, certainement aux abords du fameux chêne séculier, enfin ça me paraîtrait logique, avec toute la troupe déjà vue au début de l'opéra (Frédo à l'horizontale par contre, ça va le reposer)

Tout le monde est réuni (au son des trompettes comme à l'armée pour le rassemblement)  et le roi va pouvoir commencer la revue de détail (ne pas oublier, que l'Oiseleur, a une guerre sur le feu et avait prévenu son monde qu'il partirait le lendemain des festivités pour trucider du barbare):

"Bon c'est pas que je m'ennuie mais j'ai de l'Oriento-hongrois à décalquer alors, faudrait pas traîner! Mais il manque le nouveau chef du coin? Il n'arrive pas à mettre ses bandes molletières ou quoi?"

Au même moment, la foule s'écarte, l'estomac au bord des lèvres, pour laisser place aux quatre types portant un Frédo plus que refroidi (au petit déjeuner, se voir passer sous le pif un cadavre, ça influe sur la digestion vous me direz).
Quand le roi demande qu'on l'éclaire sur les origines de ce macâbre spectacle, les types répondent qu'il attende parce que c'est le "chevalier au cygne" qui va tout expliquer (facile... moins ils en disent, moins ça sent le roussi pour leur fondement!)

A son tour, Elsa entre, le pif aux chevilles, l'angoisse la taraudant (moi, je pencherais plutôt pour la honte de sa vie devant sa boulette), ce qui intrigue encore plus l'encouronné, quoi qu'il se dise que c'est tout de même normal qu'une jeune épousée tire un peu la trogne alors que son mari part le lendemain de sa nuit de noce pour faire la guerre.

Tout le monde s'installe et c'est à ce moment qu'entre le héros, équipé de tout son barda comme au premier acte.
"Euh... ta majesté... compte pas sur moi pour prendre la tête du détachement!
- quoi?! Qu'encaustique-je?!
- D'abord, p'tite mise au point:
T'as vu le type allongé là? Ce fiéleux de Frédo? Il a attendu qu'on soit tranquillou à se faire de mamours pour essayer de me faire la peau! A ton avis, ça méritait une apnée définitive non?
- Bin... ça m'aurait un tantinet énervé aussi...
- Deuzio... j'porte plainte contre mon ex-future! Pour rupture de contrat! Elle avait signé, même en lisant l'alinéa en tout petit stipulant qu'en aucun cas elle ne devait me demander mon blaze, et elle a foiré!  Pourtant j'suis pas aphone! Vous m'avez tous entendu guoualler au premier acte qu'on ne devait jamais me demander ça! - (je confirme... au troisième rang du balcon, on l'entendait bien goualler en effet le Lohengrin de l'époque!) - Problème... elle écoute trop les pseudo-copines! résultat: elle est passée du côté obscure de la force, j'ai plus rien à faire avec elle.
- Ouah, la vilaineuuuu! - ponctue la foule scandalisée
- Et je vais vous dire qui j'suis, puisque ça vous tanne tous:
Si je vous dit Montsalvat... temple... Saint des Saints... Graal... chevaliers... ça vous interpelle? Mmm?
En bref, les chevaliers du Graal ont quelque avantages en nature, tels que l'assurance de toujours gagner leurs combats, c'est pour ça que c'est un bon appui logistique quant à un règlement par jugement divin et on nous appelle souvent pour ce genre de litige. Mais à une seule condition, ce pouvoir ne dure que si personne n'a la mauvaise idée (regard vers l'intéressée) de vouloir savoir qui est le champion en titre. En plus, le pire, c'est que, ayant été obligé  de parler du Graal (et ça, pour un mystère censé être caché au profane, c'est la honte!), du coup, je vais devoir partir, c'est la loi!
Ah au fait... j'oubliais (- une broutille! -) j'suis Lohengrin, fils de Parsifal! En ce moment il est occupé à gérer la boutique et c'est moi qu'il a envoyé.

- Ouah! La classe!" - ponctue la foule scotchée (réductrice ma version? Je ne crois pas, les foules "lyriques" ponctuent très souvent les propos des rôles principaux... et sont aussi changeantes que les ailes d'un moulin tournant suivant le sens du vent)

Elsa a comme une faiblesse, le tonus lui manque et Lohengrin est bien obligé de la rattraper au vol s'il ne veut pas qu'elle s'étale le pif dans la luzerne. Il lui signale qu'il va devoir partir, mais que ce n'est pas de gaieté de coeur. La nana se cramponne à ses bretelles en le suppliant de rester (la foule fait de même... sans se cramponner sinon bonjour le falzar aux chevilles!) mais le héros reste inflexible (comme le chêne hé, hé) et signale d'ailleurs que le Graal s'impatiente et n'arrête pas de le biper (pas des barres! je vous cite les "vrais" mots: "Déjà le Graal s'irrite que je reste si longtemps")
"Pitié Lolo! Je morfle! Reste au moins pour me passer la boîte de tires-jus (mouchoirs si vous préférez)
- Tu l'as voulu, tu l'a eu dans l'baba et je dérouille aussi. Malin ça, on est liés à vie mais à distance! Y avait qu'à pas!"

La blonde tombe dans les pommes (un vrai cageot, ça ne serait pas mal sur scène, je trouve, ou alors une cuve de compote pré-cuite avant mise en boîte, ça serait seyant aussi...)

"Ah au fait... (il est un peu distrait le cher homme, faut dire que ça influe tout de même sur la concentration de ficher au panier son bonheur matrimonial) ton altesse - ajoute-t-il en se tournant vers le roi - Pas d'inquiétude pour l'issue de la baston! J'ai des news tellement fraîches que l'encre est à peine sèche! Donc..."

Il est coupé dans son élan (lyrique?) alors que le cygne avec sa nacelle fait son apparition. Ce qui a d'ailleurs l'effet des sels "réanimatoires" sur Elsa puisqu'elle hulule que le cygne est de retour et que c'est la fin des extra-fins (des haricots). Lohengrin refait le coup du début de l'opéra, en causant à son caneton hypertrophié, mais on apprend des choses... interressantes cette fois-ci:

"Mon pov'vieux! Dire que tu n'avais qu'un an à tirer (c'est le cas de le dire, rapport à la barcasse!) au service du Graal et tu aurais pu redevenir c'que t'étais avant... le frangin d'Elsa!
D'ailleurs, tiens Zaza,au cas où ça arriverait, on sait jamais avec le Graal,  voilà mon cor, ça peut aider s'il a besoin d'un coup de main (je me méfierai... rappelez-vous Roland à Roncevaux!), mon cure-dent (bien utile quand on sait que celui qui l'a en pogne est sur de ratatiner l'adversaire) et ma bagouze (ça, pas grande utilité, mais c'est sentimental, histoire qu'il n'oublie pas le mec qui a failli être son beauf). Allez... un dernier poutou pour la route et j'me tire!"

Il fait la bise à son ex qui s'accroche telle une bernicle sur son rocher mais lache prise pour se retrouver encore une fois à moitié "empommée" dans les bras des copines de chambrée et fonce vers le rivage ('tention, qu'il rate pas la barque dans sa hâte!)

Tout le monde soupire devant la cata sauf une, qui se pointe comme une fleur en s'égosillant:

"Bon baiser et bon vent, la paille au c. le feu dedans! - (s'cusez, j'ai eu cette expression en tête... familiale aussi) - Et pour te ficher plus les boules, j't'annonce que c'est moi toute seule comme une grande qui ait transformé le prince de Brabant en Daffy Duk, juste avec c'te chaîne magique hé, hé! Et toi la potiche... t'es dans la m.. complète hein? Si t'étais pas si godiche, ton mec serait resté et ton frangin aurait été sauvé par lui! Re-hé hé! Et ça vous apprendra tous d' ignorer l'ancien culte des dieux, paf dans les dents!"

Problème... elle aurait dû attendre, l'allumée de service, que Lohengrin soit hors de portée de sonotone. Il ôte la chaîne du cou du cygne, alors qu'une colombe du Graal plane au-dessus de la barque (et oui, quand on fait dans l'imagerie édifiante et sainte, on va jusqu'au bout) et après un "abracadabra"... pardon une petite prière, le palmipède laisse place au prince Gottfried (tiens donc... ça tourne autour du barbu décidemment, même les pseudo!)

Et là, c'est l'apothéose (enfin si on n'est pas explosée de rire comme moi) avec l'image d'un Lohengrin sautant dans la barque et disparaissant tracté par... la colombe (ça me rappelle Evinrud le moustique de Bernard et Bianca... pas de ma faute! D'où l'image du début d'ailleurs)
Tous acclament le prince et sa soeur, suivant sa bonne habitude, tombe évanouie dans ses bras alors qu'on voit disparaître Lohengrin (version hors-bord, j'aimerai bien ou ski nautique)


Fin de Lohengrin... et vu la longueur de ce qui précède... on verra plus tard pour les fameuses choses qui m'ont interpellée (en plus, vous aurez peut-être votre mot à dire on ne sait jamais...)

Bonne journée et à bientôt
La dragonne
par Sieglind publié dans : Wagner
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Lundi 11 septembre 2006
Bonjour!

Allez, je sais que quelques uns s'étonnent encore de mon nouveau rythme (musique de fond: le Tango Corse par Fernandel pour ceux qui aiment les vieilleries) mais, vu le pavé servi la semaine dernière, vous aviez tout de même besoin de digérer non?
Quand ce sont mes bêtises habituelles, style gaffes et "plantades dragoniennes", ça peut encore passer un article par jour, mais pour l'opéra restons sérieux! (Et bien oui, j'ai des "nuances" dans mon appréciation personnelle de la loufoquerie)
Allez, on y retourne et c'est le "tournant du virage" comme je dirais



LOHENGRIN - ACTE III - (que trois scènes, dont une ultra courte, la première)

Le lieu: la chambre nuptiale du château. Décoration à votre goût personnel... je pencherais plutôt pour une version lohengrinienne d'une chambre nuptiale à las Vegas:
- nid en forme de cygne géant (façon manège pour mômes mais adulte) tout en en moumoute rose en pur chachlick mercerisé,
- loupiotes tamisées et boulle disco au plafond (ça, depuis le cadeau des Kikojos, je fais une fixette dessus hé, hé).
- P'tits coeurs (ou gros) partout et bien tape-à-l'oeil, que ça ne jure pas avec le reste.
- Musique (à part celle de Richie? Sinatra? Anka? Barry White? Manilow?... Vous avez le choix.
Tiens, j'ai un image ... l'hotel dans Mars Attak ça serait pas mal en fait.

Changement de tableau à la troisième scène: on se retrouve sur une prairie (ça pourrait être celle du début de l'opéra, ça ne détonnerait pas.. et ça ferait des économies de décors)

Les personnages: au début des nobles des deux sexes,  (enfin reconnus, parce que certaines chanteuses ont plutôt l'air de mecs déguisés des fois, je confirme!) le roi et les futurs; puis seulement nos deux héros: Lohengrin et Elsa. et à la fin,au changement de scène, toute la troupe du début de l'opéra (le roi, Frédo et Ortrud compris évidemment, sinon ça serait moins drôle!)

Donc, l'acte deux se terminait sur la colère avec trépignage de pieds que nous faisait Ortrud et sur les futurs époux, soit disant soudés "à-la-vie-à-la-mort".

Là, écoutez le début de l'acte... ça devrait vous dire quelque chose (et je cause pour tout le monde, même toi là-bas, près du radiateur!). Le "tube" le "Standard" que tout le monde a au moins écouté une fois, ne serait-ce que dans une série américaine ou un film sentimentalo-larmichant de même nationalité (ici, pas trop employée cette musique). Pour ceux qui n'ont pas de mange-disque ou l'opéra sous la main, tapez en recherche "Marche nuptiale" vous verrez bien si je n'avais pas raison... nan mais!

C'est donc sur cette fameuse marche que les futurs sont conduits vers la chambre (chacun par son groupe d'appartenance sexuelle, dans la bonne tradition pudibo judéo chrétino antédiluvienne).


 Evidemment, on a droit aux paroles de circonstance genre: "Par nous conduit, couple charmant.." (au cas où ils se perdraient dans les couloirs), "ombre discrète, écarte le jour..." (lumières plein-pot, faut assumer tout de même!), "Votre destin s'accomplit en ce jour" (allez au boulot!!). Et toute cette tirade redite deux fois (au cas où ils n'écoutaient pas). Fin de la scène et tout ce beau monde s'en va, un peu d'intimité que diable!
Je vous avais dit que ça n'allait pas nous tenir jusqu'aux tisons ça!

La scène deux commence et Lohengrin demande à sa musaigne:

"Alors... heureuse ? (il va vite en besogne, elle n'a pas encore commencé à cloper!)
- C'est le pied! (ici, je vous livre la "vraie" tirade parce qu'elle vaut son pesant de cacahuètes je trouve hé, hé: "Ah! Qu'as-tu dit? Ce mot peut-il suffire pour exprimer l'extase des élus! Lorsque mon coeur subit le doux empire des purs transports aux mortels inconnus" (en gros... elle décolle déjà pour planer alors qu'ils n'en sont même pas au préliminaires)
- Ma Zaza! (c'est Elsa, mais faut s'y faire, je "débaptise" souvent)
- Et bin voilà où ça coince... j'aime bien quand tu dis mon pseudo, mais j'ai pas la chance de pouvoir en faire de même (soupirs de bon aloi)
- Viens par ici prendre l'air, il fait une de ces chaleurs ici! Mate donc ce paysage (quel rapport avec la choucroute?) c'est-y pas beau ça madame? (ça sent son détournement de conversation non?) Et bin tu vois, je t'ai vu et j'ai flashé sans même savoir qui tu étais alors.. (d'accord... en bref.. pas besoin de savoir qui tu es pour que je t'aime, m'enfin, il était tout de même un peu au courant par le grand patron non? Le barbu ne l'a pas envoyé au pif sauver de la donzelle en danger! Façon "Shrek")
- Allez, fais pas ta tête de mule... je sens que t'es en danger et si je connaissais ton pédigré... à deux on pourrait mieux se préparer à la bagarre (où qu'elle a vu jouer ça... m'enfin... Ortrud est passée par là)"

On peut dire que ça refroidit un peu l'enamouré qui recule un peu et prend un air sévère en lui disant que "lui" a bien accepté de la croire sous la foi de son serment alors qu'elle pourrait au moins faire l'effort de lui rendre la pareille. Il recommence à re-causer fredaines et zamours et dit qu'il n'y a pas de crainte à avoir étant donné qu'il vient d'un "monde de splendeurs".

Et paf! Juste ce qu'il fallait à l'autre pour insister sur le fait que justement, ce monde splendide, il aurait peut-être envie d'y retourner un de ces quatre et que c'est comme tout... passé les premiers élans.... le moteur fatigue et elle jen rajoute une couche en jouant du kleenex (ça marche toujours la larmichette il paraît). Elle nous fait la scène de l'illuminée entendant le cygne revenir avec la barcasse pour agrémenter le tableau  (en se tordant les mimines évidemment, n'oubliez pas le "tordage de mimines" lyrique hein?)  Et pour achever la bête elle balance ses trois dernières banderilles: "nom, patelin, et pédigré et tout de suite!"

Là, ça équivaut aux trois coups (et pas quatre) du destin! Lohengrin se décompose (je le vois bien fondre style sorcière du Nord, mais pour le reste de l'opéra, ça ne serait pas pratique, ou alors... son armure exploser littéralement et s'effriter... visuel ça!) et lance:
"Tout-est-foutu-l'année-des-poires! (ne cherchez pas, c'est une expression familiale assez obscure, même pour nous hé, hé, mais en gros, ça veut dire que c'est la cata)"

A cet instant, on voit entrer Frédo-Friedrich avec quatre autres copains, pensant que Lohengrin n'est plus immunisé par son charme, (étant donné qu'Elsa a rompu sa promesse de ne rien demander) et bien décidés à faire la peau au héros.
Elsa a un bon réflexe et balance son opinel à Lohengrin qui épingle Frédo comme papillon en sous-verre à la tapisserie murale. Les autres se dégonflent tels des baudruches sans bouchon et s'applatissent obséquieusement à ses ripatons.

La blonde ébouriffée a un moment de faiblesse et Lohengrin, après l'avoir relevée et installée sur le bord du lit "frappe sur un timbre" (sic le livret hé, hé, j'imagine le type donner du poing sur une Marianne pré-encollée moi)
Après avoir conseillé aux sbires d'emporter l'épinglé devant le tribunal royal (pour le faire comparaitre, je ne sais pas si un cadavre va être très en verve question témoignage, m'enfin, ça le regarde) donc, après avoir fait ôter les poubelles, il confie son ex-copine aux nanas venues aux nouvelles et sort en disant qu'il est prêt à dire son nom mais devant le roi et que ça risque d'être festif!

Fin de la scène et à l'autre, la dernière, on se retrouve donc sur une prairie aux bords de l'Escaut. Mais on s'y retrouvera demain, c'est déjà écrit, mais ça serait trop... long hé, hé.

Bonne journée à tous et à demain pour la fin de Lohengrin (enfin, on va savoir que c'est cet "emplumé"! De plus, il y a plein de trucs qui m'ont interpellée à ce moment, on en causera peut-être...
La dragonne
par Sieglind publié dans : Wagner
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Mercredi 6 septembre 2006
Bonjour!

Allez, après un interlude qui a tout de même duré deux jours, il faut s'y remettre à notre chevalier "encygné"? Tiens à propos... pas logique Wagner! J'aurai appellé ça "Le Chevalier au cygne" étant donné que son nom, on ne le sait qu'à la fin... c'est tout de même ôter un peu de suce-pince non? Ou alors...  "Tant va la cruche à l'eau" (rapport à la potiche blondifiée), ou "la Charge de la Canarderie légère"... Par contre le Hollandais Volant du Vaisseau, il s'en taponnait le valseur... on peut l'appeller comme on veut, Edam ou Gouda et même le siffler, ça ne l'a pas taraudé cette question le Richie!
Allez zou, on y va!



LOHENGRIN - Acte II scène IV (et suite, si la place hé,hé)

Le lieu: toujours le tableau des deux autres scènes... le château avec l'église d'un côté (sa porte) et l'appartement des nanas de l'autre bord (on dit côté cour et côté jardin,je sais...mais ça me gonfle, en plus vous pouvez les chercher longtemps les pavés de la cour et les plans de tomates du potager dans les coulisses!)

Les personnages: Le choeur (peuples, soldats, nobles etc... la basse-cour habituelle quoi), EvB dans toute sa blondeur "inspirée" (hé, hé), Ortruduc... (s'cusez... ça m'a encore échappé), Frédo-la-dent-dure son mec, l'Oiseleur couronné (le roi quoi), Lohengrin, puisqu'il faut bien le nommer alors qu'on est censé l'appeller John Do

Donc, après les "pouet-pouet" claironnant des trompettes du régiment local et surtout l'annonce faite... pas à Marie mais à la foule par le hérault. Elsa se pointe (musique très sympa... écoutez, si vous en avez l'occasion) et tout le monde se découvre (décidemment c't'une manie!).

-d'ailleurs, aparté: (hé, hé, "ça y est elle remet ça!" J'vous vois comme si j'y étais... "Quelle manie de couper à la moindre occasion, pas de suivi cette nana pfff!")
Un truc qui me fait sourire et même carrément me bidonner c'est le coup de l'annonce par un messager ou hérault quelconque de ce que va faire l'emblasonné cité:
- "Môdame de Culserré va faire sa grosse commission oyé oyé! Chaud devant! y'avait des
flageolets au dîner!",
- "le baron "Héron-petit-patapon" file s'acheter des clopes, que madame la baronne ne compte pas sur
lui pour les vingt prochaines années, la ceinture de chasteté est sur la coiffeuse!",
- "le roi a cassé sa pipe, vive le
co..urageux qui prend la suite! Il est doublé kevlar son veston j'espère?".
Bonjour l'intimité! Ou alors ils sont tellement "flous" et translucides qu'on est obligé de commenter leurs gestes... à savoir. Fin de l'aparté!

Les nobles et bourges se la pètent apitoiement de bon ton, par rapport à ce qu'elle en a bavé (n'oubliez pas... le frangin passé à l'as, le procès tout ça... c'est pas pour la faire monter dans les aigus côté moral) Et la nana est en train d'entamer la montée des marches de l'église à la Joséphine Baker (les bananes en moins) lorsque l'empêcheuse de tourner rond, Ortrud, quitte d'un coup son attitude de lèche-botte professionnelle, redresse l'échine et balance à Elsa que c'est marre de jouer les vide-bassinets et qu'elle a le droit de recevoir en plus d'excuses extra-plates, un minimum d'hommages et de respects! (rusée la musaraigne... elle a vite pigé qu'il fallait un maximum de spectateurs à sa grande scène du deux!).Elsa la regarde débarquer de la lune:
"Attends... j'ai raté un épisode... t'étais pas au trente-sixième dessous pas plus tard que c'te nuit?
- Je me suis prise une gamelle côté ego, mais c'est une chiure de mouche par rapport aux faits d'armes de mon mec! Même l'avoinée qu'il s'est prise hier, ça ne peut ficher au panier la bonne réputation qu'il s'est faite sur plusieurs piges, il a ses afficionados... j'peux pas en dire autant du futur d'une "certaine" oie blonde...
- Tu veux qu'il montre sa carte? Bin, moi, ça me suffit ce que je sais sur lui, il a sauvé tout de même mes miches et c'est mon honneur que j'engage en l'épousant donc... ça devrait suffir!
- En bref... t'as la trouille d'apprendre que ton mec n'est pas blanc-bleu et ça te convient très bien ce flou plus qu'artistique. T'as les jetons de t'apercevoir que le héros a des pieds palmés (d'argile, je sais... mais vu le cygne, l'oie et tout et tout... restons couleur locale hein?)"

Tous les spectateurs (nous compris?) crient au scandale, à l'insulte, à la haineuse mégère et ne sont interrompus que par l'arrivée du roi et de Lohengrin (scène V):
"C'est pas fini ce bor...azar? - lance le monarque d'un trait (arc... trait... mouai.. vaseuse, je sais, mais vous n'êtes pas attentifs aussi pff!) , la brosse à dent à la main (enfin dans "ma" version évidemment) - C'est le jour du cochon qu'on égorge?! Mais ça va pas de chouiner comme ça de bon matin?!
- Et puis, j'voudrais pas dire... mais t'as de drôles de copines! - rétorque Lohengrin, le rasoir à la pogne et la goule passée à la chantilly (toujours ma version hé, hé)
- Mais c'est elle qui me colle c'te glue... pour me ruiner ma journée en plus! Pendant que t'es là, tu peux pas m'aider à m'en dépattouiller? D'après elle, il paraîtrait que j'ai tort de te faire confiance.
- Toi la fiéleuse, tu dégages de la périphérie - menace le héros en fusillant du regard Ortrud - et ma biche, viens dire à Lolo ce qui te turlupine" (de cheval... oups, pas politiquement correct ça... tant pis!Les chastes, vous avez rien lu hein?)

Nouveau coup de théâtre Ortrudo-frédériquien (ou frédérico-Ortrudien, comme vous le sentez), le Frédo en question ce pointe comme un éléphant dans une manufacture limougeote en gouallant comme un veau que le roi se fait entuber! On a beau faire pour le baillonner, il blatère toujours autant qu'un chameau en rut et on est bien forcé de l'écouter:
"J'fais appel, y'a vice de forme! On vous a eu avec un tour de passe-passe à la Majax! - il se tourne vers Lohengrin - T'es qu'un imposteur! Et dire qu'il n'y a pas un pékin qui se soit manifesté pour te demander ni qui tu étais, ni d'où tu venais, quand je me suis fait latté! Taille, poids, âge et tout d'suite! (là, excusez... il faut connaître la troupe de Gérome Deschamps, les Deschiens, c'est une "réminiscence" hé, hé)"

L'énervé se retourne vers les autres témoins de la scène :

"Mais vous avez quoi dans les mirettes pour trouver normal qu'un type se pointe de nulle part, sa barcasse tirée par un cygne et qu'il chausse tranquillement les charentaises du chef du patelin sans avoir rien à moufter! Avec un peu de bol... c'est un gardien de gorets que vous avez choisi... vu qu'on ne sait rien de son pédigré!
- Pff! Même pas la peine de répondre à un sournois! - répond (paradoxalement) Lohengrin, dédaigneux.
- D'accord... tu veux la jouer "grande muette"... mais tout de même pas devant le roi?!
- Bin si, justement! Il n'y a qu'une personne à qui je puisse répondre... ma copine!... (- flottement intellectuel de la copine qui commence à douter -) bin quoi... t'es muette?"

Ici évidemment, deux camps, les "pro-Lolo", qui se fichent éperdûment s'il sort de la cuisine de Jupiter ou non, et celui (enfin deux, mais c'est un mini-camp) des "anti-Lolo" (quoique... ça soit moyen-moyen l'expression, on dirait les partisans ou ennemis des roudoudous... m'enfin j'espère que vous n'avez pas l'esprit aussi mal tourné... que moi hé, hé)

Le roi, bien qu'ayant foi en lui, lui demande de répondre, pour arrêter toute cette prise de tête, mais Lohengrin insiste en disant que seul son honneur doit être pris en compte.
On a droit à une séance de "serrage de mains" dans la bonne
tradition des campagnes électorales et Frédo profite de ce que tout ce beau monde s'auto-congratule pour glisser à Elsa (façon Kaa):
"J'ai un tuyau imparrable! Tu t'arranges pour lui tirer les vers du nez ce soir, pendant que je suis planqué, ça lui bousille son charme, vu qu'il y aura témoin, et il t'es définitivement encordé, pour le pire et le... pire, crois-en mon expérience maritale!
- Peau d'balle!
- J'te laisse réfléchir...
- Mais je rêve!! Ils insistent! - balance Lohengrin venu aux nouvelles - les deux corbacs, vous vous barrez vite fait bien fait! Et si je vous revois à moins de dix bornes de ma copine... comptez vos abattis! Et toi ma puce... je vois bien que t'es pas dans ton assiette, si tu veux... t'as qu'à m'interroger, mais entre quat'zieux et pas devant tout ce peuple.
- M'en fiche du peuple, m'en fiche de ton blaze, m'en fiche de tout! Ce qui compte c'est que j'en pince pour toi!"

Alors là... est-elle sincère... on a des doutes sérieux à ce sujet, étant donné qu'elle balance ça, comme on se fiche la bouée de secours du Titanic autour du kiki, alors que pas deux minutes avant elle en arrivait à faire du tricotin avec ses doigts tellement elle se tordait les mimines d'angoisse.
Les divas se tordent toujours les pognes dans les phases
d'angoisse lyrico-dramatique, voir Lady Macbeth ("una macchia... etc"), mais ça, c'est en plus parce qu'elle "visionne" un raisiné révélateur de son crime. Petit conseil aux futures divas... l'acquisition du cinquième dan ceinture rose à pois verts du "souplessodigitalotsu", sinon vous imaginez la scène... une diva en train de goualler son fameux air, les doigts tout emmellés?

L'acte se termine sur un chant de gloire au héros et à sa copine. Les protagonistes montent (enfin!) ces satanées marches pendant qu'on aperçoit Ortrud "faire un geste de menace" (sic le bouquin d'Alain Paris) qu'Elsa reluque et qui lui fiche les boules à se serrer contre son mec.

- Dernière aparté, évidente, quand on lit les lignes précédentes: le geste de menace... version bras ou doigt d'honneur... je le sens bien aussi... pas vous?

Allez, je file faire un peu de ménage (changer la poussière de place quoi, pour lui faire prendre l'air) et vous souhaite une bonne journée. A plus.
la dragonne

PS: c'est long... je vous laisse du temps hein?
par Sieglind publié dans : Wagner
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Impulsions, coups de coeur et de gueule, idées diverses au fil des notes et journées. Vous trouverez dans ce blog ma vision de l'opéra et de bien d'autres choses. Et aussi ma passion : les dragons.




Comme ma trombine évolue au fil de ce "rondudju" de temps, une petite mise à jour du portrait du bestiau, j'ai encore changé de "look" comme on dit... et le cliché du trombinoscope n'est plus vraiment d'actualité (avis, première et dernière fois que vous avez droit à ma goule, moi et les photos, ça fait quarante-douze)

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